Laurence Biberfeld, dans la neige de Lozère

Oui, évidemment, c'est un polar : mafias, drogue, meurtres, trahisons et indiscrétions. Mais si l'on ne s'attachait qu'à l'intrigue, on se comporterait comme le visiteur d'un musée qui ne regarderait que les guillochis sculptés sur les cadres. On manquerait l'essentiel. Ce qui étonne immédiatement, et d'un bout à l'autre, dans l'écriture de Laurence Biberfeld, c'est... Lire la suite →

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La recette de Darrieussecq

C'est le dernier Darrieussecq, rentrée littéraire 2017, succès annoncé. C'est une dystopie : ce genre est à la mode. Dans un futur possible, et angoissant, la narratrice agite les questions de bioéthique les plus éculées et les plus insolubles : clones, greffes, implants... Surtout, dans ce futur possible, et probable, les lecteurs sont tous devenus... Lire la suite →

Des années avec Virginia Woolf

1880... 1891... 1907... Les années passent, jusqu'aux "temps présents" (1937). À Londres, les membres de l'aimable famille Pargiter grandissent, vieillissent et meurent, les uns après les autres. En apparence, c'est tout ce que racontent Les Années, de Virginia Woolf. Pourtant les six cent pages de ce roman n'ont rien de monotone. C'est plutôt une succession ininterrompue... Lire la suite →

Juliette Kahane, le roman d’un refuge

"... alors que pardon, ironise-t-elle, mais vivre en autogestion et en dissidence, je n'ai pas l'impression que c'est ce qu'ils viennent chercher chez nous, les réfugiés." Juliette Kahane (née en 1947) est communiste, ex-soixante-huitarde, ex-LCR, ex-MLF : elle a donc une expérience considérable dans l'extrême-gauche du dernier demi-siècle. À l'automne 2015, aucunement lassée de militer, elle... Lire la suite →

Caroline Broué : la danseuse ensorcelée

Une danseuse étoile tournoie de passions en passions, amoureuses ou artistiques. Elle lâche prise, vit une vie sans routine, incertaine du lendemain. Le roman file la métaphore de la danse pour décrire les aléas de l'existence. Je parle, bien sûr, de La Virevolte, de Nancy Huston, paru en 1994. Mais la description convient aussi à... Lire la suite →

Yelena Moskovich : tu ne vaux rien, mon ange !

"La chanson s'acheva et les applaudissements montèrent, comme si la pièce était remplie de pièges à souris" (p. 233). Avec Yelena Moskovich, les bonnes manières ont toujours quelque chose à cacher. Surtout la galanterie : quand un homme vous appelle "mon ange", ses intentions ne sont pas catholiques. "Tu ne vaux rien", "mon ange" :... Lire la suite →

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