La mascarade féminine : transparaître, de Séverine Daucourt (mars 2019)

Le dernier recueil de Séverine Daucourt, Transparaître, est aussi celui qui s'inscrit le plus résolument dans la tradition littéraire féministe, que la chanteuse et poète s'était jusqu'ici ingéniée à contourner ou détourner. Dans Transparaître, une première personne raconte des avortements, des menstruations ("un poème mensuel"), des insultes (reçues ou proférées), un viol, des accouchements.... c'est-à-dire, par accumulation,... Lire la Suite →

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Poètes, votre contrat de travail ?

"Durée de vie moyenne d’un livre en librairie, 5 semaines." J'ai lu ça chez François Bon. N'empêche que Poétique de l'emploi, de Noémi Lefebvre, sorti en février 2018 (soit il y a une cinquantaine de semaines), il était bien en rayon, bien en vue, debout dans les étagères de la librairie L'Arbre du Voyageur, 55... Lire la Suite →

Formes et couleurs de Gertrude Stein

La nouvelle année sera semblable à l'ancienne au moins sur ce point : hors de question de manquer une occasion de chanter la gloire perpétuelle des belles éditions Cambourakis, qui ont réussi à imposer leurs couvertures colorées et leurs textes étranges et militants dans tous les rayons des librairies du pays — de la BD... Lire la Suite →

La poète, sa mère, sa grand-mère : Natasha Kanapé Fontaine

Au marché de la poésie 2018, le Québec était l'invité d'honneur : les éditions montréalaises Mémoire d'encrier avaient fait venir plusieurs de leurs plumes, et notamment Joséphine Bacon, poétesse innue née en 1947, que j'apprécie particulièrement. J'étais donc très heureux à Noël de recevoir un recueil d'une autre poétesse innue de la même maison, mais infiniment plus... Lire la Suite →

Écoutons Béatrice de Jurquet

Poétesse du cœur et de la profondeur, Béatrice de Jurquet publiait l'an dernier, à la rumeur libre, Si quelqu'un écoute, recueil épais de vers denses suivis d'une manière d'art poétique, sous le titre "Une ligne de vie". Autant dire un testament, au sens originel : preuve et profession. Certains vers nous parviennent du fond de... Lire la Suite →

Le chant précède l’oiseau : Fabienne Raphoz

Avec "l'intensité d'une passion juvénile à l'âge adulte", Fabienne Raphoz écoute bruisser son jardin du Faucigny. "Le chant précède l'oiseau" (p. 13), et l'ouïe la vue : il faut être à l'affût. Raphoz se fait metteuse en scène d'un espace intermédiaire entre "côté fenêtre" et "côté livre" (p. 107) : certaines scènes prennent une ampleur... Lire la Suite →

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