Parutions de février (Elfriede Jelinek, Julie Rosselo-Rochet, Amandine Dhée, Esther Tellermann)

J’ai perdu tout contrôle sur mon emploi du temps et je n’ai plus de temps libre pour rien. Voilà en vrac les livres que j’aurais aimé lire ce mois de février 2017.

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Elfriede Jelinek est l’écrivaine autrichienne prix Nobel de littérature en 2004. Elle a écrit en 2013 un texte sur les réfugiés, Les Suppliants, inspiré sans doute des Suppliantes d’Eschyle, où elle s’oppose à la politique migratoire intransigeante de son pays. Il paraît aujourd’hui aux éditions de l’Arche.

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Julie Rosselo-Rochet, professeur de théâtre depuis 2013, a écrit un texte à la fois lyrique et réaliste sur les collèges, intitulé Cross. Il est mis en scène à La Comédie de Valence en ce moment.

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Tout le monde parle du livre d’Amandine Dhée, La Femme brouillon, une expérience et des réflexions sur la maternité. J’ai lu qu’elle se comparait, enceinte, à une « alien »  ; évidemment, j’ai pensé au titre d’Olivia Rosenthal, Toutes les femmes sont des aliens.

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Esther Tellermann publie un recueil de poèmes qui me tente beaucoup, L’Éternité à coudre, aux éditions Unes. Angèle Paoli le présente ici.

Je ne dis rien encore des livres qui sont sur mon bureau en attente d’être lus ou que j’ai finis mais pas encore recensés, masse innombrable…

Hors-série n. 4 : hôpitaux et maternités

Je publie ici un vieil article que j’avais écrit en 2013 sur deux romans, l’un de 1964, l’autre de 2009, et qui prenait la poussière dans mes tiroirs. On sent peut-être à le lire que l’encre de mon agrégation de lettres modernes n’avait pas séchée : le ton est scolaire, mais le fond est sincère.

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Il ne doit pas nous surprendre qu’une femme aussi révoltée contre les réflexes patriarcaux, aussi en avance sur son temps et aussi profondément opposée à la psychanalyse que Simone de Beauvoir ait écrit l’un de ses livres les plus beaux et les plus déchirants sur la mort de sa mère. Une Mort très douce (1964) raconte les derniers instants de Françoise de Beauvoir à l’hôpital. Simone est alors une écrivaine reconnue et admirée pour Le Deuxième sexe, paru quinze ans plus tôt, et les Mémoires d’une jeune fille rangée, de 1958. Ces œuvres consacrées, classiques, sont cependant difficilement conciliables avec le court récit de la mort de Françoise, qui semble ne relever ni du militantisme, ni de la philosophie, ni de l’ambition de mémorialiste de Beauvoir. À la limite entre monument et document, elle échappe aux catégories confortables de sa production littéraire.

Cinquante ans après sa publication, il est tentant d’éclairer le dessein de Une Mort très douce à partir d’un roman contemporain qui offre de nombreuses similitudes avec celle-ci. Il s’agit de Mauvaise fille, de Justine Lévy (2009). Les points communs sont nombreux. Les deux livres sont écrits par des autrices nées dans une certaine aristocratie ; les deux livres racontent la longue et pénible maladie de leur mère, souffrante, et l’altération progressive de leurs corps, de leurs facultés intellectuelles, la difficulté qu’elles ont à faire comprendre leur activité d’écrivaine à leur mère même à l’instant de la mort, et malgré tout, la fierté de leur mère pour la grande reconnaissance sociale qu’on leur accorde dans les milieux de la culture. Ainsi chez Simone de Beauvoir, l’incompréhension entre mère et fille tient à la perte de la foi et à des mœurs que sa mère tient pour peu sérieuse : « Souvent choquée par le contenu de mes livres, elle était flattée par leur succès. »

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Dans le déroulement de la maladie elle-même on retrouve des épisodes communs. La maladie est précisément la même dans les deux cas : un cancer du sein, symbole d’une maternité maladive. Les deux narratrices sont rebutées par le corps malade d’une personne qu’elles chérissent. Beauvoir : « L’extérieur même de son corps lui échappait : son ventre blessé, sa fistule, les ordures qui s’en écoulaient, la couleur bleue de son épiderme, le liquide qui suintait de ses pores… » Lévy : « Le liquide coule. J’essaie d’oublier que ça sent bizarre, que c’est gluant, que ça a une consistance trop épaisse et que c’est maman. J’essaie de me convaincre que moi aussi j’ai sûrement de l’eau dans le ventre. » Une seule différence notable, l’expression du dégoût dans Une Mort très douce n’est pas assumée par la narratrice mais par sa sœur, « Poupette ».

Pourtant, d’une certaine manière, la similitude de traitement de la mort dans Mauvaise fille et Une Mort très douce ne relève sans doute pas d’un parti-pris esthétique ou d’un hommage quasi-plagiaire qu’un roman rendrait à l’autre, mais plutôt de faits de civilisation, d’une documentation de la mort en 1964 et en 2009. On retrouve en effet dans ces pages de nombreuses caractéristiques de ce que l’historien de la mort Philippe Ariès appelle « le renversement de la mort » dans l’Occident contemporain : le protagoniste s’intéresse à sa mort comme à un cas médical, se renseignant sur sa maladie et sur les suites qu’en ont connu d’autres malades atteints comme lui. C’est cette expérience d’objectivation que connaissent, en partie, les deux personnages de mères. Plus fondamentalement sans doute, la caractéristique de la mort contemporaine, qui permet d’en faire l’objet d’un roman, est que la mort n’est plus un instant mais une durée, qui peut aller jusqu’à plusieurs mois. Jusqu’au XXème siècle, la mort était un étrange et indéfinissable passage : aujourd’hui, elle est une étrange et curieuse période de vie. Ricœur et quelques autres critiques ont soutenu que si les romans ont tant essayé de partager l’expérience du temps, c’est que les philosophes étaient incapable d’en exprimer la notion. Lorsqu’un nouveau temps apparaît, comme ici la durée de la mort, de nouveaux romans sont nécessaires pour les dire.

En somme, tous les points communs de ces deux récits concernent des faits de culture, de civilisation ; ce qui frappe de premier abord le lecteur, à savoir la maladie, le dégoût, le malaise, le deuil pudique, tout ceci ne fait qu’ancrer le roman dans les problèmes de son époque et ne constitue pas encore un discours ni esthétique, ni éthique, ni politique. C’est dans le détail et la précision de l’écriture que va se manifester une nette différence idéologique. Le récit de Beauvoir ne prononce pas de jugement de valeur explicite sur l’objet décrit, à savoir la médecine et l’hospitalisation de sa mère. Elle laisse au lecteur la possibilité de comprendre son livre comme un plaidoyer implicite pour l’euthanasie, à la manière de Victor Hugo lorsqu’il écrit Le Dernier jour d’un condamné contre la peine de mort.

De fil en aiguille, la narratrice va dissoudre ainsi toute considération axiologique sur les bonnes et mauvaises manières de mourir, d’être en deuil, de vivre la mort de sa mère. Inutile de prétendre « se conduire de manière rationnelle en face d’une chose qui ne l’est pas : que chacun se débrouille à sa guise dans la confusion de ses sentiments. Je comprends toutes les dernières volontés, et aussi qu’on n’en ait aucune ; qu’on serre des ossements dans ses bras, ou bien qu’on abandonne le corps de l’être qu’on aime à la fosse commune. » Beauvoir ne promeut aucune bonne ou mauvaise attitude face à la mort ; au contraire elle extrait le deuil et le mourir de tout jugement de valeur. On commence à comprendre pourquoi ce récit a une place à part dans l’oeuvre de Beauvoir : la mort étant hors d’atteinte de toute idéologie, elle ne peut faire l’objet d’un essai ou d’un pamphlet militant.

Le livre de Justine Lévy est sur ce point le contraire de celui de Beauvoir. Mauvaise fille s’articule en deux temps qui prennent chacun environ la moitié du livre : le premier raconte la maladie de la mère en elle-même, le second raconte les séquelles de sa mort sur la narratrice, qui est enceinte quand sa mère meurt et qui accouche d’une fille dont elle a l’impression d’être une « mauvaise mère », comme sa propre mère l’a été pour elle. Il s’agit donc d’une simple démonstration du principe anthropologique relativement suranné, celui que « le mort saisit le vif ». C’est ce que va s’acharner à prouver Justine Lévy, sur le mode tragique : la fille de Louise commence, à peine née, à pleurer sur la photographie de sa grand-mère ; elle apprend à lire sur les épitaphes du cimetière. Point n’est besoin d’ouvrir le roman ni d’en lire une seule page pour le comprendre ; c’est écrit en bleu sur la quatrième de couverture : « Maman est morte, je suis maman, voilà, c’est simple, c’est aussi simple que ça, c’est notre histoire à toutes les trois. » Outre l’effet certain d’attraction du grand public qui consiste à annoncer dès la couverture que tout est simple et que, promis, il n’y aura pas de prise de tête, l’ambition de cette première approche du roman est nettement universelle : « c’est notre histoire à toutes les trois » doit se comprendre comme « c’est notre histoire à toutes et tous ». Lévy développe un propos totalement universel, Beauvoir un propos totalement particulier.

Un aperçu tranché de ce qui oppose Beauvoir et Lévy pourrait être compris par comparaison entre les deux excipits, qui tiennent des discours anthropologiquement opposés. Justine Lévy : « Peut-être que c’est elle qui a choisi sa mort, comme on choisit un roman avant de partir en vacances, comme on choisit une destination de vacances, ou comme ça, pour rendre service, parce qu’elle pensait que c’était bien, que c’était dans l’ordre, qu’il fallait qu’elle meure pour me laisser être mère à mon tour. » Simone de Beauvoir : « On ne meurt pas d’être né, ni d’avoir vécu, ni de vieillesse. On meurt de quelque chose. Savoir ma mère vouée par son âge à une fin prochaine n’a pas atténué l’horrible surprise : elle avait un sarcome. (…) Tous les hommes sont mortels : mais pour chaque homme sa mort est un accident et, même s’il la connaît et y consent, une violence indue. » Tout se passe comme si le roman de Justine Lévy donnait précisément dans le discours stéréotypé auquel Beauvoir tente de répondre ici : on ne meurt pas d’une philosophie, dit-elle, ni de notre condition humaine ; il n’est rien d’universel dans la mort, contrairement à tout ce que la psychanalyse a inventé en se racontant la Mort du Père. Il n’y a pas de mort naturelle.

Sur Une mort très douce, voir l’excellente revue de l’excellent blog Le Bal des absentes, qui a fait étudier le roman à des lycéens de filières techniques. Une autre recension peut être lue sur le site d’une bibliothèque espagnole.

Du roman de Simone de Beauvoir a été tiré un tableau par Pomme Camille. On peut le voir ici et je vous y invite parce que beaucoup d’aspects de l’oeuvre y sont traduites en image.

Sur le scénario du roman de Justine Lévy, un film français a été tourné, comme le rappelle Pasiondelalectura.

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Béatrice Fontanel, Le Train d’Alger (janvier 2016)

« Boum ! » Le train explose et se renverse. La petite fille a trois ans. Son premier souvenir sera un attentat du FLN.

Béatrice Fontanel est une écrivaine totale. Rien de ce qui est littéraire ne lui est étranger. Elle a publié de la poésie, des albums pour la jeunesse, des romans historiques, des critiques d’art, des récits de voyage, des biographies, des autobiographies : plus de cent titres. Le Train d’Alger, quant à lui, ressuscite les souvenirs enfouis de la guerre d’Algérie. La narratrice, anonyme, souffre d’amnésie ; depuis l’hôpital psychiatrique où elle est internée, dont le lecteur joue le docteur, les événements qu’elle a appris dans les livres d’histoire se mêlent indissolublement à ceux qui l’ont directement concernée.

Finalement, son enfance est peut-être une guerre toute entière. Le verre et le mastic, la sciure et le sang, toute la matérialité de la guerre devient la métaphore de son état psychologique : « j’ai l’impression que mes idées volent en éclat, comme les vitres de notre appartement à Alger ». En cela le récit de Fontanel nous rappelle l’Enfance de Nathalie Sarraute et sa mousse-souvenirs, mais alors une Sarraute névrotique, traumatique et irrécupérable. Une Enfance atroce à côtoyer les cadavres des victimes de l’OAS et du FLN. Une réécriture révélatrice de notre époque.

L’enfance, de nos jours, n’est donc plus le verger d’innocence des romantiques, elle n’est même plus la force vitale, franche et créatrice d’un Nietzsche ou d’un Éluard ; elle est une vulnérabilité terrifiée, une incompréhension totale. Même si elle semble s’estomper à l’âge adulte, elle finit par revenir dans la vieillesse : Le Train d’Alger décrit en effet longuement la sénilité progressive des parents pieds-noirs de la narratrice. Le père voit dans son salon des « flots de sang » hallucinés (p. 186), la mère affirme à l’infirmière, en 2012, que nous sommes en 1984 (p. 81). Toutes les relations familiales sont salies par la guerre et même le cerveau des parents, révélé par l’IRM, devient sous la plume de Fontanel « le champignon d’une explosion atomique » (p. 213).

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L’autrice a conscience de tirer sur la corde glauque. « Vous me trouvez un peu morbide ? » (p. 13). L’exagération devient elle-même une pathologie narratologique. Pour ma part, j’y vois surtout une grande attention, une attention de poète, portée aux résonnances de chaque mot, de chaque phrase du roman dans l’histoire individuelle et collective. Le père de la narratrice est d’ailleurs à la fois poète et charpentier ; c’est par la poésie qu’il apprend à revivre et recommencer sans cesse malgré les guerres à « bâtir tout ce qui relie les hommes » (p.187).

D’autres avis :

Le Clavier cannibale, qui cite d’autres pages importantes du roman,

Clara et les mots, une recension plus précise quant aux faits,

Une présentation en vidéo du roman par Béatrice Fontanel,

Le blog Miscellanées.

Chimamanda Ngozi Adichie, Americanah (août 2016) [2013]

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C’est à la fois un roman d’amour qui traverse trois continents, et une véritable encyclopédie de près de 700 pages. On y apprend en effet tout ce qu’on peut savoir sur le quotidien et les parcours personnels et professionnels des Nigérian-e-s qui émigrent aux États-Unis et en Europe. Chimamanda Ngozi Adichie parvient à évoquer très naturellement, au fil du récit, la corruption et la pauvreté au Nigéria, la difficulté d’obtenir des visas pour l’Occident, les rafles policières de sans-papiers à Londres, la sous-représentation des Noir-e-s aux USA, jusqu’aux problèmes de qui souhaite se maquiller, se coiffer ou panser ses blessures avec des produits adéquats sans avoir la peau blanche et les cheveux lisses. En le lisant, j’ai pensé : Americanah est pour le Nigéria ce que Sourires de loup de Zadie Smith (2000) est pour la Jamaïque.

Adichie a tenu une conférence remarquée pour défendre la diversité des cultures dans la littérature anglophone. Elle dénonce l’hégémonie culturelle américaine, que montre bien son roman. Même les Nigérian-e-s ne lisent que des livres américains, qui tendent à uniformiser notre imaginaire. Americanah est donc une défense et illustration de la spécificité de la littérature nigériane. Le parcours de Chimamanda Adichie est un classique du rapport culturel entre Occident et anciennes colonies : comme Aimé Césaire pour les Antilles, comme Rabindranath Tagore pour l’Inde, elle s’est formée dans les universités américaines avant de revenir dans son pays où cet enseignement a pris un sens nouveau et anti-colonial.

Comme ses prédécesseurs, Adichie dénonce le racisme institutionnel, la chasse aux étrangers, la domination économique. Mais elle y ajoute tout ce qu’elle constate du racisme larvé, inavoué, silencieux, celui qui est plein de bonnes intentions et d’euphémismes pour ne pas voir la réalité en face. Elle décrit par exemple cette dame blanche qui parle de ses clientes en disant « une très belle femme », « une dame sublime » : « Les femmes dont elle parlait n’étaient pas toujours belles, mais elles étaient toujours noires ».

Je recommande cette somme de savoir à quiconque souhaiterait en apprendre plus sur les ressorts complexes de ce que l’Amérique appelle la « race » et qui ne devrait porter aucun autre nom que l’ignorance.

D’autres avis :

Télérama, qui dévoile un peu plus de l’intrigue

Des critiques sur le site d’Adichie

La Cause littéraire, enthousiaste

Sur la route de Jostein, « captivée » par les descriptions de la vie quotidienne d’une Noire aux USA

Lola Lafon, Une fièvre impossible à négocier (août 2016) [2003]

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Je lis toujours un crayon à la main, pour prendre des notes quand le livre me fait réagir et « ne laisser aucune pensée anonyme », comme le dit Walter Benjamin. L’anonymat, c’est précisément le thème de ce roman. Malheureusement, aujourd’hui, j’ai perdu mes notes, je ne les retrouve plus.

Le roman, une autofiction, raconte l’histoire d’une jeune femme qui arrive à Paris après dix-neuf ans dans la Roumanie communiste, et dont la vie bascule lorsqu’un « homme insoupçonnable », un cadre dynamique d’Universal, la viole chez elle, sans montrer ensuite la moindre forme de remord. La narratrice le vit comme une mort symbolique et retourne dans l’anonymat le plus total, joignant un groupe d’anarchistes autonomes chez qui chacun porte un pseudonyme au lieu de son nom. Ainsi, l’anonymat est le remède au mal qu’il est aussi : la révélation traumatique que les criminels sont absolument anonymes et indécelables devient une cure lorsque la victime comprend que cette mort symbolique lui permet de se recréer l’identité qu’elle se désire.

Chacun est pour autrui un inconnu, un anonyme, et on ne connaît jamais des personnes que la superficie : c’était déjà le message d’Anne Collongues dans Ce qui nous sépare en mars dernier. Mais le roman de Collongues montrait in fine que le talent des écrivain-e-s était de briser les barrières du solipsisme. L’écriture est capable de s’introduire dans toutes les identités et de les révéler à autrui. Chez Lola Lafon, la solution est différente : chacun peut et doit s’inventer une identité qui rompe l’anonymat imposé par la société, et dans cette invention l’écriture, l’art en général, joue un grand rôle (le personnage d’Une fièvre impossible à négocier s’invente une identité nouvelle aussi grâce à la musique, les vêtements et les opinions politiques, liste non exhaustive). Chacun, en définitive, est l’artiste de soi.

Je pense avoir oublié des choses importantes sur ce roman. Plutôt que de le relire, je vais peut-être ouvrir la nouvelle parution de Lola Lafon, La Petite communiste qui ne souriait jamais, qui a obtenu déjà de nombreux prix et explique sans doute la réédition d’Une fièvre impossible à négocier.

D’autres avis :

Critiquelibres sur ce roman

Un entretien avec l’autrice sur Article11

Un entretien sur le site des édition Libertalia au sujet de La Petite communiste qui ne souriait jamais

Pour sensibiliser le grand public, Lola Lafon avait accepté en 2003 l’invitation d’un plateau de télévision de Canal+, à revoir ici. On le lui a beaucoup reproché dans sa famille politique d’extrême-gauche anti-télé, mais je crois qu’elle a eu raison.