Agenda : les festivités automnales 2017

Je n’abandonne pas l’idée de publier ici un compte-rendu de table ronde ou de colloque. Ce qu’il y a de sûr, c’est que des journées passionnantes sont prévues cet automne :

  • à Nice, les 21 et 22 septembres, un très large colloque de sociologie sur les « nouveaux imaginaires du féminin » rassemblera des chercheuses et chercheurs du monde entier ;
  • à Rouen, les 27 et 28 septembre, un colloque « Féminismes et ARTivisme dans les Amériques, XXe-XXIe siècles » se penchera sur le black feminism ;
  • à Paris, à la Maison de la poésie, le 29 septembre à 19h, on entendra Alice Zeniter présenter, avec Nathile Crom, son roman qui fait partout parler de lui cette rentrée : L’Art de perdre, déjà récompensé par le prix du Monde, et pré-sélectionné pour le prix Goncourt ;
  • à Paris, à la librairie Violette & co, on aura l’occasion exceptionnelle de rencontrer en même temps, vendredi 6 octobre à 19h, l’écrivaine en résidence Chloé Delaume et la prix Goncourt Lydie Salvayre ;
  • à Paris encore, à la librairie Compagnie, on pourra rencontrer, le mardi 17 octobre à 18h30, Anne Godard, qui est l’autrice d’Une chance folle mais qui est aussi l’une de mes collègues, puisqu’elle enseigne la littérature de la Renaissance à l’université ;
  • le festival de films documentaires féministes « Femmes en résistance » aura lieu les 30 septembre et 1er août à Arcueil (voir leur site internet). Et pourtant, elles tournent !

Joyeux automne à toutes et tous, autant qu’un automne puisse l’être !

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La rentrée littéraire, hélas

La rentrée littéraire, qui fait le bonheur et la prospérité des libraires, fait aussi la misère des pauvres curieux comme moi. Pour se tenir à la page, on se ruine en livres neufs. Si l’on résiste, ou si l’on se montre raisonnable, on trouve partout vantés et conseillés les livres que l’on n’a pas achetés… Ce matin, la une du Monde des Livres était consacrée à Alice Zeniter, dont l’énorme roman L’art de perdre (Flammarion, 22€) m’a beaucoup tenté dans toutes les librairies parisiennes. Preuve qu’on s’y attache, il est introuvable d’occasion. J’ai des raisons personnelles de le désirer ; son intrigue méditerranéenne, une héroïne qui tente d’oublier ses racines algériennes mais que tout oblige à y revenir, me rappelle un roman de Malika Wagner que j’avais chroniqué ailleurs.

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En ces temps difficiles, je rassure mon porte-monnaie en excluant de ma bibliothèque les livres dont je connais déjà suffisamment bien les autrices. Vous n’entendrez donc pas parler ici de romans pourtant incontournables de la rentrée : Sciences de la vie, de l’excellente Joy Sorman, écrivaine féministe et néo-naturaliste d’une érudition infinie, et Mercy, Mary, Patty, de Lola Lafon, dont il a déjà été question. Idem pour La petite danseuse de quatorze ans, de Camille Laurens.

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Surtout, plutôt que de dévaliser les rayons de nouveautés, je vais privilégier ce mois-ci toutes les rencontres, lectures et performances qui animeront Paris le mois de septembre. Voilà au moins trois dates sûres de mon agenda :

  • j’irai entendre la sus-nommée Joy Sorman au Centre Pompidou, le jeudi 7 septembre à 19h, lire et commenter son roman ;
  • j’assisterai à la table ronde enregistrée par Radio Brouhaha, qui réunit Olivia Rosenthal, Elitza Gueorguieva et d’autres hommes et femmes de lettres, la veille à 17h, au même endroit ;
  • j’ai hâte d’entendre, à la Maison de la Poésie, la poète, romancière et blogueuse Wendy Guerra, le lundi 18 septembre à 19h. Il paraît d’elle une traduction de roman, intitulée Un dimanche de révolution ;
  • je voudrais signaler aussi qu’une discussion prometteuse au château d’Ars à La Châtre (dans l’Indre), aura lieu le 4 octobre, sur le thème des femmes vielleuses (les joueuses de vielle à roue). Trop loin pour moi !

En attendant, je lis, sans me presser, L’amie prodigieuse, d’Elena Ferrante. Portez-vous bien.

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Nouvelles tristes et moins tristes (juillet 2017)

Erratum : le prix Vénus Khoury-Ghata qui  fut remis le mercredi 21 juin à Mérédith Le Dez ne récompense pas le recueil paupières closes (Mazette, 2017) comme je l’écrivais, mais le recueil Cavalier seul, avec des encres de Floriane Fagot (Mazette, 2016).

Nous apprenons ce jour, par la voix de sa Directrice littéraire Colette Lambrichs, la mise en liquidation judiciaire des ambitieuses éditions La Différence. Cette maison avait fait connaître un certain nombre d’autrices remarquables, des poètes (Lina Lachgar, Hélène Dorion…), des romancières (Maryline Gautier, Martine Pilate…) et bien d’autres encore. Sa liquidation annule la sortie imminente de livres importants, comme la nouvelle traduction du Livro do Desassossego de Fernando Pessoa par Marie-Hélène Piwnik.

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J’ai aussi quelques annonces plus réjouissantes à faire. Dans un contexte où le paysage poétique français est largement masculin, laissant dans l’ombre des femmes poètes de talent, Vénus Khoury-Ghata (Prix Goncourt de la Poésie en 2011) a créé en 2014 un prix de poésie au féminin, qui récompense la poésie française et, depuis cette année, la poésie étrangère traduite en français.

Les lauréates 2017 en sont la poète bretonne Mérédith Le Dez pour paupières closes (peintures d’Emmanuelle Boblet, Éditions Mazette, 2017) (cf. erratum) et Susana Romano Sued, qui publie aux éditions des femmes Pour mémoire (Argentine 1973-1986), en bilingue. On trouve à feuilleter le recueil de Mérédith Le Dez sur le site de Mazette.

 

Sur le même thème, Désorientale de Négar Djavadi gagne le prix Emmanuel Roblès, aussi appelé « Goncourt du premier roman », entièrement mérité. Terminons avec quelques rencontres à prévoir :

  • Stéphanie Hochet sera au festival Mots et Marées de Carnac les 22 et 23 juillet.
  • Les éditions Bruno Doucet, qui publient En quête d’un visage d’Aurélia Lassaque, seront au marché de la poésie de Rochefort-sur-Loire les 1 et 2 juillet, comme chaque année.
  • Pendant ce temps, le 1er juillet, à la Gare au Théâtre de Vitry-sur-Seine (près de chez moi), on pourra entendre Aurélia Lassaque elle-même lire sa poésie, à partir de 14h30.

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Agenda et parutions (juin 2017)

En juin, les cours à l’université sont terminés : se multiplient alors les colloques et journées d’études que les enseignants-chercheurs n’avaient pas le temps d’organiser avant. Trois rendez-vous ont retenu mon attention ce mois-ci :

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Par ailleurs, j’aimerais mettre en avant quelques parutions tout à fait remarquables de juin 2017 :

  • Les chercheuses de la revue GLAD! Revue sur le langage, le genre, les sexualités ont sorti le deuxième numéro, dont le sommaire promet des articles fascinants. Il est rare, dans notre pays, qu’une revue scientifique soit entièrement dirigée par des femmes, et je suis très heureux de constater qu’il en sort une publication de grande qualité.
  • Mylène Botbol-Baum dirige la publication d’un ensemble d’articles sur Judith Butler, réunis sous le titre Judith Butler, du genre à la non-violence. Il paraîtra le 8 juin prochain.
  • Coline Cardi et Geneviève Pruvost ont dirigé en 2012 un recueil d’articles très divers, mais tous engageants, intitulé Penser la violence des femmes. Il est réédité cette année chez La Découverte. Allez voir le sommaire : vous y trouverez forcément quelque chose qui vous intéresse.

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Actualités des femmes de lettres, avril-mai 2017

Tant que le semestre universitaire n’est pas achevé, le temps me fait défaut pour écrire ici. Beaucoup de livres lus attendent patiemment, sur mon bureau, leur tour d’être recensés. J’ai bon espoir de réduire cette pile en mai. En attendant, quelques annonces :

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Installation de Shurooq Amin à la Biennale de Venise en 2015

Actualités de fin-mars 2017 : publications et rencontres

Pendant que chacun compte ses écus en préparation du Salon du livre de Paris du 24 au 27 mars, voilà toujours quelques événements alternatifs qui ont retenu mon attention :

Vous l’avez compris, il va falloir faire des choix !

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Parutions de février (Elfriede Jelinek, Julie Rosselo-Rochet, Amandine Dhée, Esther Tellermann)

J’ai perdu tout contrôle sur mon emploi du temps et je n’ai plus de temps libre pour rien. Voilà en vrac les livres que j’aurais aimé lire ce mois de février 2017.

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Elfriede Jelinek est l’écrivaine autrichienne prix Nobel de littérature en 2004. Elle a écrit en 2013 un texte sur les réfugiés, Les Suppliants, inspiré sans doute des Suppliantes d’Eschyle, où elle s’oppose à la politique migratoire intransigeante de son pays. Il paraît aujourd’hui aux éditions de l’Arche.

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Julie Rosselo-Rochet, professeur de théâtre depuis 2013, a écrit un texte à la fois lyrique et réaliste sur les collèges, intitulé Cross. Il est mis en scène à La Comédie de Valence en ce moment.

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Tout le monde parle du livre d’Amandine Dhée, La Femme brouillon, une expérience et des réflexions sur la maternité. J’ai lu qu’elle se comparait, enceinte, à une « alien »  ; évidemment, j’ai pensé au titre d’Olivia Rosenthal, Toutes les femmes sont des aliens.

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Esther Tellermann publie un recueil de poèmes qui me tente beaucoup, L’Éternité à coudre, aux éditions Unes. Angèle Paoli le présente ici.

Je ne dis rien encore des livres qui sont sur mon bureau en attente d’être lus ou que j’ai finis mais pas encore recensés, masse innombrable…

Agenda de fin-janvier

Encore un petit mot pour annoncer certaines activités intéressantes que je n’avais pas notées dans l’agenda précédent !

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Je voudrais aussi signaler quelques parutions récentes qui ont l’air vraiment stimulantes, sans du tout prétendre à l’exhaustivité (n’hésitez pas, si l’actualité littéraire vous intéresse, à consulter mon compte Twitter où je RT pas mal d’annonces de parutions) :

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À la semaine prochaine !

Agenda janvier 2017 : actualité des femmes de lettres

Comme les mois précédents, je laisse ici quelques événements qui animeront la recherche francophone au sujet des femmes de lettres. Ils sont nombreux et tous tentants :

  • le jeudi 12 janvier à la Maison de la Poésie, Gaëlle Obiégly lira des extraits de son roman à paraître aux éditions Verticales, N’Être personne ;
  • le lundi 16 janvier à la librairie Tschann (Paris 6ème) sera remis le prix de traduction Nelly Sachs à Véronique Lossky pour sa traduction de l’anthologie de Poésie lyrique de la poétesse russe Marina Tsvétaïeva dont je parlais ici ;
  • le jeudi 19 janvier à la Maison de la Poésie, Anne Serre lira des extraits de son Voyage avec Vila-Matas, roman à paraître ;
  • les 18, 19 et 20 janvier aura lieu à l’École Normale Supérieure de Lyon un très grand colloque sur le sexe et le genre dans les productions culturelles francophones (je sais, pour en venir, que l’ENS de Lyon est à la pointe dans ces domaines, grâce à de nombreux séminaires et un labo junior entièrement consacré aux études de genres) ;
  • le samedi 21 janvier se tiendra à l’université Paris Diderot une table ronde sur Madame de Staël, dont on a souvent une image mièvre mais qu’il faut lire pour bien connaître !

Ouf, je crois que c’est tout ce que j’ai repéré !

Agenda décembre 2016 : actualité des femmes de lettres

Comme je l’ai fait le mois dernier, voici un petit post-it des événements à venir qui concernent ou mettent en avant des femmes de lettres.

A bientôt pour l’agenda de janvier !